Le lavoir était un lieu
Ou les lavandières venaient laver leurs linges
Elle était enfouit sous une grotte
Il fallait presque ce mettre à genoux pour le voir
C’était un point de rencontre
Il a traversé tout les âges
Sans pour cela percer son secret
S’il pouvait parler il rencontrerait de belle histoire
Des gazettes du lavoir
La source venait d’une rivière
On voyait les clapotis de l’eau jaillir sur le linge blanc
Aux pierres polis par le temps
On attendait le bruit des battoires des lavandières
Qui laver même en hiver
En tapent dans l’eau pour casser cette glace
Aux mains gelées ne pouvant plus les réchauffés
Sortait de la lessiveuse encore fumante
Du linge bouillant pour pouvoir avoir un peu de chaleur
Lavait le linge morceau par morceau
Jusqu'à la lessiveuse se vide chemises et pantalons
On les voyait seiches sur un fils de fer blanc
Et le linge blanc étendu dans la prairie
Un jour, la modernité et passer par là
A l’idée de la machine à lavé
Fini les brouettes et les caisses à savon
Où ces femmes frottent à bout bras
Sur la même pierre où elles se mettaient à genoux
En oubliant la fatigue et les durs labeurs
Les rires et les chants égaillent la rencontre
Tout le long de l’année le linge laver tourné en plein régime
Sans oublier le dimanche sacrée
Comme une rime joyeuse
C’est maintenant venu un nid pour les amoureux
On échange des mots doux
Sans jamais quitté du regard
Des amours et des adieux
De ces murs gravés des amours transite
Les noms illustrés sur les murs
En témoignage du passé |